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Peut-on emporter de la créatine dans l’avion ?
Un voyage de prévu ? Vous n'allez sûrement pas partir sans votre créatine... Mais pouvez-vous l’emporter dans votre bagage à main, ou en soute ? Dans cet article, découvrez non seulement si la créatine est autorisée lors d'un voyage en avion, et laissez-nous vous donner quelques conseils pratiques pour vos vacances. Peut-on emporter de la créatine dans l’avion ? Oui, vous pouvez emporter de la créatine dans l’avion, dans un bagage à main ou dans un bagage en soute. Il existe néanmoins quelques points importants à prendre en compte. Bien souvent, les produits en poudre sont autorisés, tant qu’ils ne paraissent pas suspects ou n’ont pas de propriétés liquides. Les compagnies aériennes et les douanes peuvent décider de contrôler la créatine : ne prenez pas de risques inutiles et conservez la poudre dans son pot d'origine. Vous voulez être certain de la réglementation en vigeur du pays de destination ? Consultez le site internet des autorités douanières locales, comme la TSA aux États-Unis ou les autorités aériennes européennes. Comment transporter la créatine en toute sécurité dans vos bagages Laissez la créatine dans son emballage d’origine, avec l’étiquette. Placez le produit dans votre bagage à main, afin d’y avoir accès facilement en cas de contrôle. N’emportez que la quantité nécessaire pour votre voyage. Évitez de transférer la poudre dans d'autres sachets ou contenants, surtout s'ils sont vierges. Et si vous n’emportez pas de créatine en vacances ? Rater une ou deux semaines de prise de créatine, ce n’est pas un problème. Les bénéfices de la créatine sont optimisés à partir du moment où les muscles en sont saturés. Une courte pause réduira légèrement les réserves, mais vous ne perdrez ni masse musculaire, ni force, du jour au lendemain. De retour de vacances, reprenez simplement votre dose quotidienne habituelle. Un peu de temps sera nécessaire pour saturer les réserves, mais ça n’aura pas d’effet négatif durable. Conclusion Vous pouvez emporter de la créatine dans l’avion, à condition qu’elle soit correctement emballée et étiquetée. Conservez-la dans son pot d’origine et évitez les contenants ‘suspects’ (example : aucune étiquette). Et si vous ne l’utilisez pas temporairement, pas d'inquiétude : une courte pause n’aura pas d’impact majeur sur vos performances. Partez en vacances l'esprit tranquille !
En savoir plusPre-workout pour les femmes : ce que vous devez savoir
Les pre-workouts gagnent en popularité chez les femmes, dans le but d'améliorer leurs performances sportives. Mais quelle est leur réelle efficacité ? Sont-ils également sans danger pour les femmes ? Et quelle est l'influence d'un pre-workout sur la santé hormonale ? Réponses dans cet article ! Qu’est-ce qu’un pre-workout ? Un pre-workout est un complément alimentaire spécialement formulé pour améliorer les niveaux d'énergie, de concentration et d’endurance. Il se base sur mélange d'ingrédients actifs, incluant souvent de la caféine, bêta-alanine, créatine, citrulline et des acides aminés (Cameron et al., 2018). Ces ingrédients agissent en synergie pour influencer plusieurs facteurs de la performance à la fois. Pourquoi les femmes utilisent-elles un pre-workout ? Nombreuses sont les femmes qui ont fait du pre-workout un complément incontournable de leur routine pré-entraînement, pour plusieurs raisons évidentes : Apporter de l’énergie Améliorer la vigilance Favoriser le « pump » Réduire la fatigue musculaire Le but étant, au final, de réaliser des séances de meilleure qualité et d'en tirer plus de bénéfices. Ingrédients d'un pre-workout et leurs effets Ingrédient Effet Caféine Améliore la vigilance à partir de 75 mg (Murphy et al., 2022) Bêta-alanine Aide à réduire l’acidité musculaire lors d’efforts intenses (Trexler et al., 2015) Créatine Augmente la force, le volume musculaire et les performances lors d'efforts explosifs (Patrick et al., 2018) Citrulline Augmente la production d’oxyde nitrique pour une meilleure circulation sanguine (Gonzalez & Trexler, 2020) BCAA/EAA Contribuent à la croissance musculaire, à la récupération et au maintien de la masse musculaire (Antonio et al., 2000) À quoi les femmes doivent-elles faire attention avec un pre-workout ? Entre hommes et femmes, il n'y a pas vraiment de différences concernant l’utilisation d'un pre-workout. Aucune étude scientifique ne suggère que les femmes devraient les éviter, ou qu’ils seraient moins efficaces. Toutefois, certains facteurs doivent être pris en compte pour optimiser leur utilisation. Dosage Le poids corporel et la masse musculaire doivent être pris en considération. Les femmes, en règle générale, ont un poids inférieur aux hommes et possèdent moins de masse musculaire. Des doses élevées de caféine et de bêta-alanine pourraient ainsi avoir des effets plus prononcés (Murphy et al., 2022). ll est recommandé d’adapter la dose en fonction de son propre organisme, et de systématiquement démarrer avec des demi-doses. Hormones Les fluctuations hormonales influencent également la réaction de l'organisme aux ingrédients inclus dans un pre-workout. Durant la phase folliculaire (première partie du cycle menstruel), la caféine est généralement bien tolérée. Pendant la phase lutéale (semaine qui précéde les règles), elle peut cependant provoquer une augmentation du rythme cardiaque, de la nervosité et des troubles du sommeil (Murphy et al., 2022). Adapter le dosage pourrait ainsi s'avérer utile selon la phase du cycle menstruel, afin d'éviter certains effets secondaires. Alterner avec pre-workout sans caféines pourrait également être une bonne option. Les pre-workouts sont-ils sûrs pour les femmes ? Sécurité Côté sécurité, les pre-workouts multi-ingrédients (MIPs) ont été largement étudiés à travers plusieurs articles et méta-analyses. Les résultats montrent que les MIPs sont, dans la plupart des cas, sans dangers et même bénéfiques pour la santé, en boostant le métabolisme de base et en améliorant l’endurance musculaire (Cameron et al., 2018). De plus, dans le cadre d'une utilisation en harmonie avec les recommandations d'utilisation, aucun effet néfaste sur les fonctions cardiaques, hépatiques et rénales ont été observées (Joy et al., 2015). Caféine Concernant la caféine, de nombreuses recherches ont proposé d'étudier son impact sur la santé reproductive chez les femmes. Il n’existe pas de preuve concluante établissant un lien entre consommation de caféine et problèmes de fertilité (Leviton & Cowan, 2002). De même, elle ne semble pas être associée à un risque accru d’endométriose (Kechagias et al., 2021). En revanche, chez les femmes atteintes du Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK), il est conseillé d'éviter les doses élevées, car elles pourraient nuire à la sensibilité à l’insuline et à l’équilibre hormonal (Faghfoori et al., 2017). Situations nécessitant de la prudence Durant la grossesse, il est recommandé de limiter la consommation de caféine afin d'éviter tout danger pour le fœtus. De plus, la prudence s’impose chez les personnes qui présentent des facteurs de risque cardiovasculaire, car les MIPs pourraient provoquer une légère augmentation de la pression artérielle (Cameron et al., 2018). Aussi bien chez les femmes que chez les hommes. En résumé un pre-workout est généralement sans dangers et efficace pour les femmes, à condition de les utiliser correctement et de tenir compte des sensibilités et de l’état de santé individuels. En conclusion Les pre-workouts peuvent constituer un atout majeur pour les femmes qui souhaiteraient améliorer leurs performances, à condition de les utiliser de la bonne façon. Choisissez les bons ingrédients, adaptez la dose et tenez compte des fluctuations hormonales. Vous souhaitez tester un pre-workout ? Commencez par une demi-dose, observez la réaction de votre organisme et sélectionnez un complément adapté à vos objectifs. Sources Antonio, J., Sanders, M.S., Ehler, L.A., Uelmen, J., Raether, J.B., & Stout, J.R. (2000). Effects of exercise training and amino-acid supplementation on body composition and physical performance in untrained women. Nutrition, 16(11-12), 1043-6. https://doi.org/10.1016/s0899-9007(00)00434-2 Cameron, M., Camic, C. L., Doberstein, S., & Jagim, A. R. (2018). The acute effects of a multi-ingredient pre-workout supplement on resting energy expenditure and exercise performance in recreationally active females. Journal of the International Society of Sports Nutrition, 15(1), 1. https://doi.org/10.1186/s12970-017-0206-7 Faghfoori, Z., Fazelian, S., Shadnoush, M., Navaei, L., Pourghassem Gargari, B., & Hadi, A. (2017). Effects of caffeine intake on polycystic ovary syndrome: A systematic review. Journal of Human Nutrition and Dietetics, 30(3), 329-337. https://doi.org/10.1111/jhn.12457 Gonzalez, A. M., & Trexler, E. T. (2020). Effects of citrulline supplementation on exercise performance in humans: A review of the current literature. Journal of Strength and Conditioning Research, 34(5), 1480-1495. https://doi.org/10.1519/JSC.0000000000003426 Joy, J. M., Lowery, R. P., Falcone, P. H., Vogel, R. M., Mosman, M. M., Tai, C.-Y., Carson, L. R., Kimber, D., Choate, D., Kim, M. P., Wilson, J. M., & Moon, J. R. (2015). A multi-ingredient, pre-workout supplement is apparently safe in healthy males and females. Food & Nutrition Research, 59(1), 27470. https://doi.org/10.3402/fnr.v59.27470 Kechagias, K. S., Katsikas Triantafyllidis, K., Kyriakidou, M., Giannos, P., Kalliala, I., Veroniki, A. A., Paraskevaidi, M., & Kyrgiou, M. (2021). The relation between caffeine consumption and endometriosis: An updated systematic review and meta-analysis. Nutrients, 13(10), 3457. https://doi.org/10.3390/nu13103457 Leviton, A., & Cowan, L. (2002). A review of the literature relating caffeine consumption by women to their risk of reproductive hazards. Food and Chemical Toxicology, 40(9), 1271-1310. https://doi.org/10.1016/S0278-6915(02)00092-3 Murphy, M. J., Rushing, B. R., Sumner, S. J., & Hackney, A. C. (2022). Dietary supplements for athletic performance in women: Beta-alanine, caffeine, and nitrate. International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism, 32(4), 311-323. https://doi.org/10.1123/ijsnem.2021-0176 Patrick, S. H., Zabriskie, H. A., Erickson, J. L., Molling, P. E., Kerksick, C. M., & Jagim, A. R. (2018). Multi-ingredient pre-workout supplements, safety implications, and performance outcomes: A brief review. Journal of the International Society of Sports Nutrition, 15(1), 41. https://doi.org/10.1186/s12970-018-0247-6 Trexler, E. T., Smith-Ryan, A. E., Stout, J. R., Hoffman, J. R., Wilborn, C. D., Sale, C., & Antonio, J. (2015). International society of sports nutrition position stand: Beta-Alanine. Journal of the International Society of Sports Nutrition, 12(1). https://doi.org/10.1186/s12970-015-0090-y
Que fait un pre-workout ?
Le pre-workout est un complément incontournable pour les athlètes qui souhaitent tirer un maximum de bénéfices de séances réussies. Mais qu'est-ce qu'un pre-workout exactement, et pourquoi trouve-t-il autant d'utilisateurs chez les sportifs avancés ? À travers cet article, découvrez ce que vous pouvez attendre de ce type de complément, quels sont les ingrédients couramment utilisés pour sa formulation et les choses à surveiller pour une utilisation saine et efficace. Qu’est-ce qu’un pre-workout ? Un pre-workout est un complément alimentaire à consommer avant une séance d'entraînement. Il est généralement proposé sous forme de poudre à mélanger avec de l’eau et son rôle, en résumé, est d'améliorer les performances sportives. Sa composition peut varier, mais nombreux sont les pre-workouts qui contiennent un mélange d’acides aminés, de créatine, de caféine et autres ingrédients populaires. Quant à son efficacité, elle dépend des ingrédients, des effets recherchés et de la sensibilité de l'organisme aux ingrédients utilisés. Pourquoi utiliser un pre-workout ? L'utilisation d'un pre-workout est généralement motivée par la volonté de se sentir mieux préparé pour une séance intense. Les raisons les plus courantes sont : Améliorer la concentration pendant l'effort Ressentir un boost au début de l’entraînement Instaurer une routine Réduire la fatigue lors de séances intenses et longues Améliorer la congestion (pump) pendant/après la séance Quels ingrédients retrouve-t-on dans un pre-workout ? Tous les pré-workouts ne se ressemblent pas, mais certains ingrédients restent très répandus. Voici les plus populaires : Caféine La caféine est l’un des ingrédients les plus connus et les plus couramment utilisés pour l'amélioration de la vigilance et de la concentration ainsi que la réduction de la fatigue. Une dose de pre-workout peut contenir entre 100 et près de 400 mg de caféine, là où une tasse de café en contient entre 60 et 80 mg. Cette dose élevée explique en partie la popularité de ce complément, notamment chez ceux à la recherche d'un coup de boost prononcé. Bêta-alanine La bêta-alanine est un acide aminé que l'organisme est capable de produire, et qui se trouve dans l'alimentation, notamment la viande (Holmer & Damianou, 2023). Dans les muscles, elle s’associe à la L-histidine pour former la carnosine, qui contribue à réduire l’acidité musculaire lors d'efforts intenses. À noter que des picotements peuvent être ressentis après consommation de bêta-alanine. C'est une réaction normale et sans danger. Créatine La créatine est l’un des compléments les plus étudiés et utilisés dans le monde du sport. Présente naturellement dans les muscles, elle contribue à reconstituer l’ATP, le carburant nécessaire à la contraction musculaire, entre autres. D'où l'intérêt de la créatine lors d'efforts courts et intenses, comme la musculation ou le sprint (Damianou, 2024). Une prise quotidienne de 3 g améliore les performances physiques lors d’efforts explosifs répétés et contribue à la croissance musculaire, en permettant de s’entraîner plus fort, et plus longtemps. Vitamines B (B6 et B12) Les vitamines B6 et B12 contribuent à un métabolisme énergétique normal, ainsi qu'à réduire la fatigue. Elles sont souvent ajoutées aux formules des pre-workouts pour renforcer leur côté énergisant. L-citrulline et L-arginine Ces acides aminés sont fréquemment inclus dans la formule des pre-workouts, et en sont généralement des éléments importants. Pour cause, la L-citrulline est convertie en L-arginine, qui stimule la production d’oxyde nitrique (NO) (Neri, 2023; Solomon, 2023). Celui-ci contribue à la dilatation des vaisseaux sanguins, améliorant la circulation (Gonzalez & Trexler, 2020). Résultat : un meilleur apport d’oxygène et de nutriments aux muscles, contribuant au fameux « pump ». Taurine La taurine est un acide aminé présent naturellement dans le cœur, le cerveau, les muscles et les yeux (Murray & Solomon, 2023). On l’obtient aussi par l’alimentation, notamment via les fruits de mer, le bœuf et certaines volailles. C'est un ingrédient souvent ajouté à la formule des pre-workouts. Bien que ses effets isolés ne soient pas totalement clairs, elle est souvent combinée à la caféine et à d’autres stimulants. Adaptogènes comme la Rhodiola et l'Ashwagandha La rhodiola et l'ashwagandha sont des plantes utilisées en médecine traditionnelle. Dans le domaine des compléments, elles sont classées comme adaptogènes, un terme regroupant des substances traditionnellement employées en cas de stress physique ou mental. Elles gagnent en popularité dans la formule des pre-workouts. Le pre-workout est-il fait pour vous ? Tout dépend des effets recherchés et de votre style d’entraînement. Si vous avez l'habitude de vous entraîner intensivement et recherchez de quoi améliorer vos niveaux d'énergie, de concentration, de vigilance ou d'endurance musculaire, ça vaut la peine d’essayer. Au contraire, dans le cadre de séances peu intenses ou si vous estimez que vous n'avez pas besoin d'un coup de pouce, mieux vaut ne pas faire appel à un pre-workout et limiter son utilisation aux séances éprouvantes. Veillez également à faire attention à la posologie, dans le cas où le pre-workout contiendrez beaucoup de caféine notamment (plus de 200 mg). Commencez systématiquement par une demi-dose afin d'observer la réaction de votre organisme. Des doses trop élevées peuvent provoquer agitation, palpitations ou troubles digestifs. Comment utiliser un pre-workout ? Il est conseillé de le consommer environ 15 à 30 minutes avant l’entraînement, afin de laisser le temps à l'organisme d'assimiler les ingrédients et ressentir les effets pendant l'effort. Prenez-le de préférence le matin ou avant un entraînement important. Le soir, l'utilisation d'un pre-workout contenant de la caféine pourrait perturber le sommeil. Dans ce cas, mieux vaut opter pour une formule sans caféine. Il est aussi recommandé de limiter la consommation d'un pre-workout à 3-4 fois par semaine pour éviter l’accoutumance. Quelles alternatives au pre-workout ? Si vous préférez éviter d'utiliser un complément alimentaire, il existe des alternatives alimentaires, offrant des effets similaires : Café : contient de la caféine et procure un bon coup de fouet. Flocons d’avoine avec fruits : source d’énergie durable grâce aux glucides complexes, aux sucres, vitamines et minéraux naturellement présents. Bananes : riches en glucides rapidement assimilables et en potassium, bénéfique pour une contraction musculaire saine. Boissons énergisantes : apportent caféine et vitamines B. Conclusion Un pre-workout peut devenir un excellent allié pour ceux qui cherchent à progresser rapidement et performer lors de séances longues et intenses. Au vu du nombre de formules existantes, veillez simplement à choisir celle qui correspond à vos objectifs et vos besoins. Qu'il s'agisse de force, d’endurance ou de vigilance : un pre-workout peut offrir ce petit coup de pouce supplémentaire. Sources Damianou, A. (2024, April 16). Creatine. Examine.com. Gonzalez, A. M., & Trexler, E. T. (2020). Effects of Citrulline Supplementation on Exercise Performance in Humans: A Review of the Current Literature. The Journal Of Strength And Conditioning Research, 34(5), 1480–1495. Holmer, B., & Damianou, A. (2023). Beta-Alanine. Examine.com. Neri, L. (2023, 2 novembre). Citrulline. Examine.com. Murray, M., & Solomon, T. (2023, July 13). Taurine. Examine.com. Solomon, T. (2023, 23 janvier). Arginine. Examine.com.
La créatine peut-elle expirer ?
Nous connaissons tous cette situation. Vous rangez les provisions, et une partie se retrouve au fond du placard. Après deux longues années, un pot de créatine réapparait... mais périmé. Que faire dans ce cas ? La créatine peut-elle vraiment expirer ? La créatine a-t-elle une date de péremption ? Comme beaucoup de compléments alimentaires, la créatine possède une date de durabilité minimale (DDM) ou DLUO. La DDM est indiquée sur les denrées alimentaires qui ne se détériorent pas rapidement, et correspond à la date à partir de laquelle un produit peut perdre en saveur, en odeur ou changer de couleur. La créatine se conserve généralement 3 à 4 ans. Dans la plupart des cas, elle reste consommable sans danger. On estime que la créatine peut être consommable jusqu’à un an après la DDM. Toutefois, rien n'est garanti après cette date : il convient donc de rester vigilant. Que se passe-t-il avec la créatine une fois que la date est dépassée ? Une fois la DDM dépassée, la créatine peut perdre en efficacité et des grumeaux peuvent se former après mélange. Ces effets sont dûs à l’influence de la chaleur et de l’humidité (études de Jäger et al., 2011 et Uzzan et al., 2009). Lorsque la créatine est exposée à de l’eau ou en condition d'humidité importante, elle commence à se dégrader et se transformer en créatinine, un sous-produit peu utile pour la construction musculaire. Plus l’humidité est élevée, plus ce processus s'intensifie. C’est pourquoi, il est essentiel de conserver la créatine dans son emballage d’origine, dans un endroit frais et sec. Comment savoir si la créatine n’est plus bonne ? La créatine conserve ses qualités sur une période relativement longue, mais peut perdre en efficacité au fil du temps (études de Jäger et al., 2011 et Uzzan et al., 2009). Comme pour l'ensemble des compléments alimentaires, le fabricant ne peut pas garantir une qualité optimale après la DDM. Si vous décidez tout de même de l’utiliser, surveillez attentivement : L'odeur : le produit a-t-il gardé une odeur normale ? La couleur : y a-t-il un changement de couleur, des moisissures ou des grumeaux suspects ? Le goût : le goût est-il le même ou différent, plus fort ? En cas de doute, il est toujours préférable d'éviter de le consommer. Point important : la créatine monohydrate pure a une durée de conversation généralement plus longue qu'une créatine dont la formule combine plusieurs types de créatine. Comment conserver la créatine ? Pour préserver la qualité et la durée d'utilisation d'une créatine, faites en sorte de la conserver dans un endroit frais et sec, à l’abri de l’humidité (Jäger et al., 2011). Conservez-la dans son emballage d’origine, bien fermé. Ainsi, vous profiterez plus longtemps de ses bienfaits. FAQ La créatine agglomérée est-elle encore utilisable ? Si la créatine s’est simplement agglomérée mais reste normale en matière d'apparence, d'odeur et de goût : c'est probablement dû à l’humidité. Si le produit n’est pas trop ancien, il peut encore être consommé, mais sa qualité peut avoir diminué (études de Jäger et al., 2011 et Uzzan et al., 2009). Une créatine de plusieurs années est-elle dangereuse ? Pas nécessairement, mais il est conseillé d’être prudent. En cas de doute, il vaut mieux s’abstenir. Le fabricant ne peut garantir la qualité d'un produit que jusqu’à sa DDM. Peut-on encore utiliser de la créatine passée pour la prise de muscle ? En théorie, oui. Cependant, son efficacité peut être réduite, à cause de l’humidité par exemple. Pour plus de sécurité, mieux vaut acheter un nouveau pot. Créatine liquide Qu’en est-il de la créatine sous forme liquide ? Et bien, elle est beaucoup plus sensible. Étant proposée sous forme de solution prête-à-boire, les bactéries et moisissures peuvent s’y développer plus facilement. Il est donc déconseillé de la consommer après la date de péremption. Conclusion : faut-il s’inquiéter ? Pas nécessairement. Tant que la créatine en poudre est conservée dans un endroit frais, sec et qu'elle est hermétiquement fermée, sa consommation est généralement sans danger après la DDM. Vérifiez néanmoins l’odeur, la couleur et la texture du complément, et rappelez-vous que, après la DDM, la qualité n’est plus garantie. En cas de doute, il est préférable de remplacer votre pot par un nouveau. Sources : Jäger, R., Purpura, M., Shao, A., Inoue, T., & Kreider, R. B. (2011). Analysis of the efficacy, safety, and regulatory status of novel forms of creatine. Amino Acids, 40(5), 1369–1383. https://doi.org/10.1007/s00726-011-0874-6 Uzzan, M., Nechrebeki, J., Zhou, P., & Labuza, T. P. (2009). Effect of water activity and temperature on the stability of creatine during storage. Drug Development And Industrial Pharmacy, 35(8), 1003–1008. https://doi.org/10.1080/03639040902755197 Voedingscentrum. (n.d.). Date de durabilité minimale (DDM). https://www.voedingscentrum.nl/encyclopedie/houdbaarheidsdatum-tht-tgt.aspx
Notre sélection de compléments pour la prise de masse musculaire
La saison estivale est finie. Celle de la prise de masse, elle, commence tout juste. Vous augmentez vos calories, vous vous entraînez dur mais, malgré tout, les progrès se font attendre ? Cet article est fait pour vous. Ici, on partage avec vous une sélection idéale de compléments pour la prise de muscle en phase de bulk, avec preuves scientifiques, sans discours commercial. Inclus : conseils pour votre stratégie nutritionnelle, votre approche d’entraînement et choisir entre lean bulk et dirty bulk. Qu’entend-on par bulking ou prise de masse ? La prise de masse, ou bulking, est la phase durant laquelle les apports caloriques sont augmentés de façon contrôlée, de manière à dépasser les besoins énergétiques et développer de la masse musculaire. L’objectif reste de prendre plus de muscle que de gras. Pour ça, il ne suffit pas seulement de manger plus : un bon plan d’entraînement, des choix alimentaires judicieux et des compléments ciblés feront la différence entre simplement prendre du poids et prendre de la masse musculaire. Lean bulk ou dirty bulk ? Lean bulk : vos apports caloriques sont supérieurs d’environ 10 à 15% au niveau de maintien. La prise de poids est lente, mais limite la prise de gras. Idéal pour ceux qui souhaitent éviter une phase de sèche trop stressante. Dirty bulk : vous mangez sans grande restriction. La prise de poids est rapide, mais une grande partie correspond à du gras. Utile uniquement si vous avez énormément de mal à prendre de poids, ou pour une phase de bulk assez courte et suivie d’une sèche. Pour la plupart des athlètes, le lean bulk est la méthode la plus efficace et durable. Mais nécessite néanmoins une approche intelligente de l'alimentation et de la supplémentation. La sélection idéale de compléments pendant la prise de masse Voici un aperçu de compléments qui, selon la littérature scientifique, contribuent à la prise de muscle durant un bulk. Nous distinguons les compléments essentiels, utiles et optionnels. Complément Objectif Utilisation Preuves Créatine monohydrate Force, volume musculaire, performance à l'entraînement 3–5 g par jour 500+ études confirment son efficacité Shakes protéinés Récupération, croissance musculaire 20–40 g à chaque repas (non en remplacement) Excellente source d'acides aminés essentiels Acides aminés essentiels (EAA) Stimulation de la synthèse protéique, utiles si apport protéique faible 10–15 g par jour, surtout autour de l’entraînement Études cliniques montrent une synthèse accrue Caféine (pre-workout ou isolée) Performance, focus, réduction de la fatigue 3–6 mg/kg, 30–60 min avant l’entraînement Effets prouvés sur la force et l'endurance Bêta-alanine Tampon à l’acidité musculaire, endurance sur séries longues 3,2–6,4 g par jour, répartis Méta-analyses confirment l’effet sur efforts >60s Oméga-3 (EPA/DHA) Récupération, anti-inflammatoire, soutien anabolique 1–3 g EPA/DHA par jour Études suggèrent un effet positif sur la synthèse musculaire Vitamine D Testostérone, fonction musculaire, immunité 2000–4000 UI/jour en hiver ou en cas de carence Carences fréquentes = impact négatif sur la force Zinc et magnésium (ZMA) Récupération, sommeil, soutien hormonal Le soir avant de dormir Efficace en cas de carence, augmente les niveaux de testostérone et la qualité du sommeil Comment combiner cette sélection avec une stratégie de prise de masse ? Excédent calorique : commencer à 10–15% au-dessus du maintien calorique (≈ 300–500 kcal/jour). Apport en protéines : 1,6–2,2 g par kg/jour, répartis sur 3–5 repas, à l'aide de shakers protéinés. Entraînement : miser sur la surcharge progressive. Travailler avec 0–2 reps en réserve. Utiliser de la créatine pour de meilleures performances (prises quotidiennes). Récupération : dormir 7–9 h, avec des phases de deloads si nécessaire. Alimentation variée, riche en fibres et complétée avec ZMA, oméga-3 et vitamine D. Suivi : se peser 1–2x/semaine. Objectif : 0,25–0,5% de poids corporel en plus par semaine. Compléments à ignorer BCAA : inutiles si vous consommez déjà assez de protéines. Boosters de testostérone : aucune preuve d’efficacité chez l’adulte en bonne santé. Glutamine : intérêt limité (dans ce cadre) sauf en cas de carence ou charge extrême. Brûleurs de graisse : sans intérêt en phase de bulk. Combien de temps rester en prise de masse avant de voir les progrès ? La construction musculaire est lente. Surtout si elle est propre. Ne vous attendez pas à une transformation après trois semaines. Même avec l'utilisation de compléments, 8 à 12 semaines d’excédent constant sont nécessaires pour voir un changement notable en matière de masse musculaire. Beaucoup font le choix de bulks plus longs, de 4 à 6 mois notamment (ex : septembre à mars). Ce qui laisse du temps pour bâtir du muscle, sans accumuler trop de gras. Les compléments comme la créatine et la whey sauront se rendre utiles, mais seulement si votre entraînement, votre récupération et votre alimentation sont bien gérés. Vers la 4ème–6ème semaine, vous constaterez normalement des gains de force et de volume. Prenez votre temps pour une vraie croissance musculaire La clé, c’est la patience. Un bulk de 3–4 mois peut convenir aux débutants, mais pour une prise de masse conséquente, naturelle et propre : envisagez 1 an à 1,5 an de lean bulk, entrecoupé de phases de sèche de 2–4 semaines. Moins d’effet yo-yo, et plus de muscle. Entraînez-vous dur, récupèrez mieux Avant l’entraînement : un repas riche en glucides complexes et protéines (1,5–2 h avant). Pendant l'entraînement : une bonne hydratation et quelques glucides rapides (ex. cluster dextrine) en cas de séance intense et/ou prolongée. Après l'entraînement : commencez la récupération immédiatement : 20–40 g de protéines (ex. whey) + 40 g de glucides. Faites la différence avec une bonne stratégie, pas juste de la poudre Une bonne sélection de compléments n'a rien de magique. Elle correspond à des choix stratégiques d'éléments censés optimiser les leviers de la prise de masse : l'entraînement, l'alimentation et la récupération. Créatine, whey, EAA, caféine, bêta-alanine et soutien pour la récupération (oméga-3, vitamine D, ZMA) vous donneront de quoi aller plus vite, sans faire l'impasse sur la qualité de la prise de masse. Disclaimer : les compléments alimentaires ne remplacent pas une alimentation variée et équilibrée.
Carence en créatine : existe-t-elle et faut-il se supplémenter ?
Une carence en créatine est-elle possible ? Découvrez ce que dit la science sur les niveaux bas de créatine, les éventuels signes et l’intérêt de la supplémentation.
Pre-workout durci ? Voici comment résoudre le problème et l'éviter
À l’ouverture de votre nouveau pot de pre-workout, surprise, vous constatez que la poudre forme un bloc compact… Pas de panique, on a la solution !
Qu'est-ce qu'un bon multivitamines ?
En assistant l'alimentation dans l'atteinte des recommandations nutritionnelles, un multivitamines est l'allié idéal au quotidien. Mais comment bien le choisir ?
La vitamine D, c'est quoi ?
Synthétisée grâce à la lumière naturelle, la vitamine D, ou vitamine du soleil, nous est très précieuse, notamment durant l'hiver. Pour en savoir plus, c'est par ici !
La vitamine C, c'est quoi ?
D'une importance capitale pour le bon fonctionnement du système immuntaire, la vitamine C est très populaire durant l'hiver. Et vous ? En avez-vous besoin ?
Le CLA, c'est quoi ?
Le CLA, pour acide linoléique conjugué, séduit énormément pour l'intérêt qu'on lui prête en période de perte de poids. Mais est-il vraiment efficace ? Voici notre réponse (sourcée) !
Plan nutritionnel pour la prise de masse
Une prise de masse saine, efficace et durable comporte son lot d’exigences. Qu’est-ce qu’un bon programme nutritionnel pour la prise de masse ? Réponse ici !
Qu'est-ce qu'un bon shaker protéiné ?
Texture, composition nutritionnelle, digestibilité… Plusieurs critères permettent de différencier le bon du mauvais shaker, et de trouver celui qui accompagnera vos journées avec fidélité. À quoi ressemble-t-il ?